Pour les fans de Lormont Hauts de Garonne et de Mios Biganos Handball
14 Avril 2024
Les membres de l’association Taula Ronda s’étaient donnés rendez-vous le mercredi 10 avril au Château Léognan.
Comme l’expliquait, Francisco Contiero, lors de l’accueil des invités, le principe de la Taula Ronda, de la Table Ronde, c’est de réunir des chefs d’entreprise impliqués dans le monde du sport dans un moment convivial. Un moment de partage, d’échanges avec cette ligne directrice, tous réunis à équidistance du centre tel les chevaliers bien connus de la mythologie médiévale. Le nom de l’association est tout sauf un hasard : la table ronde symbolise la fraternité, évite toute préséance entre les membres qui peuvent discuter librement, sur un pied d’égalité.
Les membres viennent de divers horizons mais sont tous attachés aux divers clubs de sports bordelais, partenaires, dirigeants. Il est vrai que les managements d’entreprise et sportif peuvent reposer sur des piliers et des principes communs.
C’est ainsi que Philippe Bernat-Salles, ex-rugbyman professionnel, double champion de France avec le Biarritz Olympique et maintes fois sélectionné en équipe de France avec à son palmarès un grand chelem et un essai d’anthologie lors d’une victoire historique en Coupe du Monde face aux all black nous faisait l’honneur de sa présence.
C’était une belle occasion de partager quelques mots sur sa reconversion, ses diverses expériences entreprenariales, le béarnais rappelait être issu d’une famille modeste mais où la valeur travail était essentielle, avoir toujours pensé à l’après carrière, s’être lancé dans les affaires très rapidement. Il témoignait pour réussir de la nécessité de bien s’entourer, de personnes compétentes et surtout motivées quel que soit le niveau de responsabilité. Pour cela bienveillance et considération, et forte dimension collective pour la réussite des projets. Philippe témoignait également qu’il avait appris et tirer profit d’expériences moins heureuses. Il fallait relativiser… en tous les cas, rien qui puisse entamer sa capacité à rebondir et se projeter avec de nouvelles ambitions.
Francisco nous conviait ensuite à rejoindre notre hôte pour une promenade aux abords du château implanté dans un magnifique parc forestier. Monsieur Miecaze nous expliquait avoir acquis le domaine en 2007.
Le site était alors pratiquement abandonné, seul le vignoble était exploité en fermage par des viticulteurs voisins le Domaine de Chevalier. Monsieur Miecaze et son épouse avaient alors cédé leur société spécialisé dans l’imagerie médicale pour se lancer un nouveau défi dans le monde du vin, d’abord par passion. Un projet plus largement oenotouristique donne un tout autre visage à la propriété qui n’était à l’origine qu’un relais de chasse. Un complexe hôtelier 5 étoiles, un restaurant bistronomique, le « Manège » sans oublier l’essentiel, le travail de la vigne pour offrir un vin fer de lance de l’appellation Pessac Léognan.
Le maître des lieux nous faisait découvrir ensuite la chapelle, le petit joyau, rebâtie avec passion, pierre par pierre par Pierre le tailleur de pierres, notamment les pinacles, la toiture, la voûte ont été remises à neuf. Les vitraux fortement détériorés au moment de la reprise du domaine ont été restaurés "à l’identique" sur la base des archives du maître-verrier Henri Feur par son successeur. Nous apprenions que ce lieu de culte n’avait jamais été déconsacré depuis 1897. Le motif des pierres décoratives au pied de l’autel s’affichera sur les étiquettes des bouteilles de vin du Château de Léognan : deux aigles s’abreuvant du sang du christ dans un calice et se gratifiant ainsi du pouvoir de renaître tels deux Phénix. Une belle symbolique pour ce domaine qui a bénéficié d’une très belle cure de jouvence. L’assistance est tombée, au fil de cette ballade sous le charme des anecdotes livrées par Monsieur Miecaze. Les propos sont le plus souvent savoureux emprunts de ferveur et d’émotion. Il insiste également sur le fait que ce projet est celui de l’équipe qui l’entoure. Les propos de Philippe Bernat-Salles avaient eu une particulière résonance pour lui.
La lumière de cette belle soirée de printemps décline, la température se rafraîchit à l’ombre des grands chênes du parc, le moment pour les invités de la Taula Ronda de regagner les salons.
Francisco mettait à l’honneur un jeune sportif, Andy Cassagne, jeune pilote de karting, une passion qui coûte cher et qui nécessite de gros moyens. Quand le talent est là, il faut savoir le soutenir.
C’était l’heure pour les chevaliers de la Taula Ronda de goutter voir si le vin est bon… il aurait été dommage de quitter le Château Léognan sans savourer le fruit de ses terres… avec quelques tapas bien évidemment. Un temps dédié à l’échange entre convives.
Un grand merci à Francisco et aux organisateur de cette belle soirée, à M. et Me Miecaze pour leur accueil.
Pour mémoire, quelques renseignements indispensables pour mieux connaître l'association Taularonda :
pour adhérer c'est ici
Tout contact au : +33 6 23 36 54 18
/image%2F3133114%2F20240421%2Fob_cd57a4_flashcode.jpg)
Christophe D
Crédit Photos : Gérald Boulangé