Pour les fans de Lormont Hauts de Garonne et de Mios Biganos Handball
31 Décembre 2025
Depuis de nombreuses années, ils accompagnent les équipes de handball et figent nos joueurs et joueuses préférées dans les airs. Témoins privilégiés des rencontres, ils ont réussi à tisser un lien profond avec tous les acteurs de notre sport et sont reconnus bien plus que comme de simples photographes. Souvent anciens pratiquants, ils font partie de la famille ! C'est aussi une Team qui dépasse les frontières de la Gironde. Faisons plus amples connaissances avec les membres d'Handshoot.
A tout seigneur, tout honneur, l'ami Gérald Boulangé, le Président de l'association :
Gérald Boulangé Bio Express : d'Yvrac, 47 ans, club de coeur : ASPOM Bègles
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Gérald Boulangé photographe officiel du BBL
Gérald, peux-tu raconter les débuts d'Handshoot ?
Je me suis mis à la photographie avec Daniel Vaquero en 2012. C'est Daniel qui m'a formé, il était un collègue de mon père mais je ne le savais pas quand je me suis rapproché de lui sur les matchs du CA Bègles. Il me conseillait et m'aidait pour améliorer ma technique. Je suivais également l'ASPOM qui était mon ancien club. Handshoot, c'est venu plus tard lors de la saison 2014/2015. Daniel et moi croisions souvent la route de Christophe Biccheri notamment lors des derbys bordelais : le fils de Daniel jouait à Pessac, tandis que le fils de Christophe portait les couleurs des Girondins ou de Bruges... j'ai un doute. En fin de saison, nous nous sommes contactés pour mieux s'organiser et couvrir les clubs du secteur. Il y avait beaucoup de clubs qui évoluaient en championnat de France. Nous avons créé notre page facebook pour partager nos photos avec les clubs, les joueurs et joueuses girondins. Au départ, nous formions le " Collectif Handball Aquitain ". C'était un nom peu original et assez long, nous avons vite recherché une autre appellation et c'est Steph, ma femme, qui a trouvé " Handshoot ". Idée géniale qui conjugue le tir de handball et la prise de photo. Daniel et Christophe ont validé la proposition. L'histoire a commencé donc en 2015. Daniel s'est ensuite consacré à sa collaboration avec Handzone. La team Handshoot s'est alors élargie progressivement avec Régis, Olivier en Charente, puis Bernard et Yannick ont suivi. Christophe est parti au bout de 2 ou 3 ans... la famille s'est féminisée avec le recrutement de Julie et Sandrine sur Limoges. Mais il n'y a pas que des photographes chez Handshoot : Marion assure le secrétariat tandis que Benoit est notre graphiste.
Gérald suit donc les équipes sur Bordeaux comme Yannick et Bernard.
Yannick Leray Bio Express : d'Artigues, 45 ans, club de coeur : Artigues
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Benoît Faligot et Yannick Leray
Yannick, Entraîneur et Président du club d'Artigues, membre d'Handshoot, le handball prend une place importante dans ta vie ?
Je suis venu au handball avec mes deux fils qui ont intégré l'école de handball d'Artigues, il y a quelques années. Simple papa de licenciés, j'ai commencé par donner un petit coup de main puis j'ai pris en charge les petits. J'ai ensuite suivi toute une génération de garçons des -11 au -18 ans toujours en binôme, puis les séniors filles 1 et jusque l'année dernière, les séniors filles 2. J'ai même pratiqué avec les loisirs. Depuis cette année, je me concentre sur le rôle de Président. Ce n'est pas toujours facile mais je me nourris des petits retours positifs que j'ai pu avoir depuis mes 8 ans de mandat. Le club compte près de 150 licenciés et je suis ravi de l'arrivée, il y a 3 ans, de nouveaux dirigeants très investis qui ont réussi à redonner du peps au club.
Quel est ton parcours avec Handshoot ?
Il faut préciser que Gérald et moi, on se connaît depuis la maternelle, nous avons une relation très forte, c'est mon frérot. J'ai pris un peu de recul sur la photo depuis quelques mois... Notre credo, c'est le plaisir, il n'y a aucune obligation pour les membres à shooter chaque week-end. Ce qui est très important, c'est que nous mettons tous les niveaux à l'honneur, des pros à la première division départementale, même si le haut niveau, c'est plus facile à photographier. Je dois avouer que je préfère photographier les équipes féminines. Le CAB, Pessac dans leur belle salle, c'est top. En plus, nous prévenons toujours les clubs en amont de notre venue et nous sommes très bien accueillis par les dirigeants, les joueurs, les joueuses et même les arbitres. Je garde un très bon souvenir de notre déplacement avec Gérald à Nantes lors de l'Euro féminin 2018. La Ligue nous avait donné deux accréditations pour suivre l'équipe de France ! L'ambiance à la XXL était extraordinaire.
Tu es également trésorier de l'association, quelles sont les ressources d'Handshoot et comment peut-on vous aider ?
Même si Handshoot est présent sur les 40x20 depuis 10 ans, l'association n'existe juridiquement que depuis très peu de temps. Nous sommes encore une jeune structure, et il vrai qu'avec Marion et Gérald, nous n'avons pas encore mis à plat le moyen de consolider nos recettes. Les finances... comment dire ? limitées... Les membres sont entièrement bénévoles, il n'y a aucune contrepartie monétaire. A terme, ce serait bien que l'on trouve quelques contrats. On est ouvert aux propositions des clubs qui souhaiteraient faire appel à nos services.
Bernard Gomez Bio Express : de Lanton, 62 ans, club de coeur : Mios Biganos
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Bernard Gomez à l'affût
Bernard, explique-nous quand et comment tu as rejoint Handshoot ?
En 2004 ou 2005, une amie qui suivait les matchs à la Verrerie a proposé un jour de l'accompagner, et depuis, j'ai été gagné par le virus du handball. Je suis donc en fait un supporter des jaunes et noires à l'origine. L'ambiance dans les tribunes était incroyable et je m'amusais depuis les gradins à immortaliser ces moments de liesse entre supporters, les joueuses avec du matériel de base. Juste pour le plaisir. Et puis un jour, à Bègles, du temps de l'Union Mios Biganos Bègles, Daniel Vaquero m'a demandé de rejoindre le terrain pour faciliter les prises de vue. J'avoue que je n'étais pas très à l'aise lors de ces premiers moments. Ses conseils précieux m'ont permis peu à peu de trouver ma place près des joueuses et des staffs. Par la suite, Gérald m'a sollicité pour rejoindre officiellement Handshoot en 2019. et depuis ça continue encore et encore... Ce qui est intéressant avec Handshoot, c'est d'obtenir les "accréditations" tacites avec les clubs. La question ne se pose plus, les clubs ont confiance en nous que cela soit à Pessac, Arcachon ou Mérignac. Au fil du temps, je me suis amélioré et de photographe souvenir, je suis devenu photographe sportif. Avant toute chose, la photo me permet de faire de belles rencontres et de vivre des émotions intenses dans ces salles aux chaudes ambiances.
Question difficile, si tu avais une photo ou un moment a retenir ?
Comme je l'expliquais, je suis avant tout un supporter de Mios Biganos. On a vécu de belles 3èmes mi-temps. et des déplacements mémorables. Partager les photos, c'était le plus sûr moyen de conserver des souvenirs. Alors si je dois citer un moment, c'est le déplacement en Pologne en 2015 (avec un accueil incroyable !) et le retour à Jean Dauguet avec au bout le titre européen. Je veux rendre hommage ici à Olivier Drouin qui a apporté énormément au club des supporters de Mios. C'était un organisateur hors pair ! Nous avons fait les voyages en Hollande, en Suisse... nous avions acheté un minibus. Je reste supporter avant tout ! Et en tant que hanshooteur, très certainement, le Lacanau Beach Handball Xperience auquel je participe touts les ans, un vrai régal pour les photos.
Handshoot s'étend au delà de notre département et couvre d'autres clubs du Sud-Ouest : en Charente, Régis Moalic et Olivier Delage tournent sur les différentes rencontres.
Régis Moalic Bio Express : d'Angoulême, 43 ans, club de coeur : aucun spécialement
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Duel de photographes avec Daniel Vaquero
Régis, comment as-tu intégré la team Handshoot ?
Au départ, j'étais le photographe officiel du club de l'ACH et je suivais également le club de Limoges en Proligue. Gérald m'a contacté en même temps qu'Olivier par l'intermédiaire du speaker d'Angoulême qui officiait aussi à Saintes. C'est d'ailleurs au Grand Coudret, que nous nous sommes retrouvés sur un match de Coupe de France contre Chartres. 8 années déjà... malheureusement, mes problèmes de santé m'empêchent depuis 2 ans de sortir l'objectif, j'espère revenir prochainement.
Comment définis tu la place du photographe au cours des rencontres ?
Depuis que je ne suis plus le photographe attitré de l'équipe d'Angoulême, j'ai changé d'approche. Je suis totalement neutre. Je ne suis pas là pour mettre en valeur une équipe plus que l'autre. D'ailleurs, je ne connais pas trop les joueurs ou les joueuses. Je reste concentré sur la prise de vue. Le fait de bénéficier de conseils avisés, je pense à Daniel Vaquero en particulier, m'a permis de me libérer petit à petit des contraintes techniques... j'avais tendance à être trop absorbé par les réglages. J'arrive maintenant à mieux suivre le match et aussi à vibrer sur certaines actions tout en réalisant les photos. On a la chance de vivre le match 2 fois avec le travail préparatoire à la publication de nos albums.
Comment se porte le handball en Charente ?
Il ne se porte pas trop mal avec nos clubs phares, l'ACH pour les filles, l'ETEC pour les garçons. Angoulême cherche à retrouver la D2 depuis quelques saisons... ça tarde un peu. Un club qui monte sans faire de bruit, c'est le Gond Pontouvre et plus particulièrement son équipe féminine qui évolue en prénationale. Les petits clubs ne peuvent conserver leurs meilleurs éléments, ils vont vite soit rejoindre l'ACH soit l'ETEC qui sont les seuls à proposer un niveau intéressant. Saintes et Limoges aspirent les profils à potentiel. Par contre Bordeaux qui est une ville que j'adore n'attirent plus beaucoup. Il faut ajouter la difficulté pour tous les clubs à avoir les ressources stables, la plupart vivent sur le fil du rasoir.
Olivier Delage Bio Express : de Rancogne, 55 ans, club de coeur : l'ETEC
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Olivier Delage ; prise de vue stylée
Olivier, la photo, le handball, c'est quoi ton itinéraire ?
J'ai commencé la photo à l'âge de 14 ans, avec un Agfa Pocket, ça parlera au gens de ma génération. Pour le handball, j'ai porté le maillot de l'actuel club de l'ETEC en junior et en sénior jusqu'à la disparition de l'équipe départementale puis mes deux fils ont pris le relai. C'est à ce moment là, que j'ai suivi les matchs de mes fils derrière l'appareil photo... Je n'ai jamais pris de cours, je me suis formé tout seul. C'est pour cela que c'est bien d'avoir les conseils de pros au sein d'Handshoot. L'ancien photographe officiel de l'ETEC est parti, les dirigeants m'ont demandé de prendre la relève. J'ai fait les photos d'équipe, les calendriers, partait en déplacement avec les équipes... Un jour à Saintes, j'ai rencontré Gérald et Christophe Biccheri, ils m'ont sollicité pour rejoindre Handshoot, cela fait 7 ou 8 ans. Et c'est vrai que notre association ouvre la porte des clubs... on est bienvenu. Maintenant avec Régis, on choisit nos matchs ! Il m'arrive aussi de courir jusqu'en Dordogne pour changer d'ambiance, faire la connaissance de nouvelles personnes, c'est agréable. Et puis, en tant que sapeur pompier volontaire, je suis bloqué sur certains week-ends... cela ne pose pas de problème pour les autres membres de l'équipe.
La photo parfaite, c'est quoi pour toi ?
Sans hésitation, c'est la photo surprise, une expression sur le visage d'un joueur au tir, au contre, un détail que le spectateur dans la tribune n'aura pas vu. Cela peut se passer n'importe quand, avant le match, pendant un temps un temps mort. Cela peut être sur le terrain ou en tribune. on vise une personne sans qu'elle s'en aperçoive ! On est dans son petit coin et on capte une attitude, une émotion sur le vif... une joie, une déception, une réaction vive, un cri, une protestation, une moue dubitative... On publie la photo dans l'album et notre récompense, c'est le commentaire sympa.
Photo d'Olivier Delage : les supporters vivent intensément le match
En Haute Vienne, c'est Julie et Sandrine qui portent les couleurs d'Handshoot.
Julie Salles Bio Express : de Couzeix, 45 ans, club de coeur : ASPTT Limoges
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Julie Salles au coaching de Milan Schuletzki
La photo, le handball comment le lien s'est effectué ?
Handballeuse à l'origine, ayant débuté le handball assez tardivement à 11 ans à la JA Isle , le collège Jean Rebier était en face du gymnase. Vite partie à l'ASPTT Limoges pour participer au challenge "Garçonnet", puis départ à Chateauneuf pour un projet sportif qui ne s'est pas concrétisé. J'ai signé ensuite au Palais sur Vienne pour terminer à Boisseuil avec entre temps les croisés d'abord à gauche puis à droite qui m'ont presque définitivement éloignée du handball... fin de l'aventure avec le seum...
La photo est venue bien plus tard d'abord comme activité secondaire (mon métier à l'époque, je brassais de la bière) puis à plein temps car je me suis mis à mon compte au sortir de la période COVID. J'immortalise les mariages, les évènements familiaux et je travaille avec des entreprises pour des évènements internes. Je suis télé-pilote de drone pour les prises de vue aérienne.
Tu es photographe professionnelle sur Limoges mais également coach de handball ?
J'ai commencé à coacher très vite dans les clubs où j'ai joué, Chateauneuf puis Boisseuil, je précise toujours des garçons, les filles c'est pas possible pour moi... des -15 des -18. Comme je l'ai évoqué, mes deux blessures ont provoqué une coupure de près de 10 ans avec le monde du handball jusqu'au jour où j'ai croisé Anthony (NDLR : Zborala), que j'avais entraîné minot et qui me propose de le rejoindre pour coacher les espoirs du LH... j'ai remis le pied dedans à 35 ans et c'est reparti de plus belle... Je suis ensuite partie prendre en charge les -18 et -15 à la JA Isle puis depuis 4 ans les séniors avec Anthony qui entre temps est arrivé au club. Cela fait que les joueurs, je les connais depuis longtemps. J'ai un lien très fort avec eux. Anthony c'est le technicien qui parle de référentiel bondissant aux garçons, de ballon pour le dire différemment ; moi, si j'ai ma culture de joueuse et qu'il m'arrive de diriger quelques séances, je n'ai pas les diplômes, et je suis plus sur l'écoute des joueurs, attentive à leurs petits bobos de santé ou autres pour les mettre dans les meilleures dispositions de jeu. Avec Anthony, nous sommes complémentaires.
Tu collabores également avec Handnews sous le nom d'Ojunix... bizarre ce nom, c'était un gaulois qui a vécu dans la région ?
Ojunix, c'est nom de ma société. Je suis fan des rotttweillers et Ojunix c'est la contraction entre le nom de mon premier chien, Oxbow, mon prénom et le nom de mon second rott, Nixon. Je voulais que mes compagnons me portent chance. En ce qui concerne, Handnews et Handshoot, c'est très différent. Les membres d'Handshoot sont des copains... Handnews, ils sont très sympas mais il y a juste une application pour déposer les photos. Tu vois, avec Gérald, Bernard et Yannick, on va couvrir ensemble le match Limoges-Montpellier de février prochain, avec les familles en tribunes, on passe du temps ensemble.
Julie, j'ai l'impression que la photo pour toi, c'est plus qu'une simple pression sur le déclencheur ?
Si tu regardes une vidéo, tu es conduit d'un point A à un point B de manière assez contrainte. Il y a un début, une fin, à l'histoire avec parfois une émotion qui passe, tu aimes, tu n'aimes pas. La photo, c'est différent, soit tu as été témoin de l'instant et cela peut te rappeler un bon souvenir soit tu n'étais pas présent au moment de la prise de vue et tu peux imaginer en la regardant ce qui s'est passé avant, pendant et après, ce que témoigne un regard. C'est toi qui crée l'histoire. Pour peu que tu sois touché, libre cours à ton imagination. Sur ma carte de visite, j'ai repris une phrase célèbre de Cartier Bresson : « Photographier c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’oeil et le coeur. ». Imaginer, voir, ressentir. c'est un truc de dingo...et puis mon histoire ne sera pas forcément la même que la tienne... ce n'est pas l'important.
Sandrine Sounaleix Bio Express : de Couzeix, 54 ans, club de coeur : ASPTT Limoges
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Sandrine Sounaleix, toujours le handball en objectif
Sandrine, tu as été une joueuse de haut niveau, peux-tu nous retracer ton parcours ?
Initialement je pratiquais conjointement l'athlétisme et le handball mais j'ai vite donné la préférence au handball à l'ASPTT Limoges pour sa dimension collective. Sur les pistes, je m'ennuyais. Même si j'ai commencé tardivement, j'ai eu des sélections en Comité, en Ligue et je me suis retrouvée en Nationale à 16 ans. Il faut dire que pour ma première saison, j'ai dû entrer 30 secondes en tout et pour tout. C'était au moment de la fusion entre l'ASPTT Limoges et du Limoges EC. Avec le recul, j'ai beaucoup appris sur le banc et c'était déjà un rêve que d'y être assise. Après tu grappilles du temps de jeu et tu gagnes ta place. On a quand même joué en N1B (la seconde division actuelle) même si le niveau n'était pas le même qu'aujourd'hui. J'ai fini ma carrière dans le club concurrent, au CAPO, en tant que joueuse puis entraîneuse. J'ai pris ma retraite assez tôt, à 30 ans un peu cassée de partout ("avec les tendons d'Achille dans le sac").
J'imagine que la photo a été un moyen de conserver un pied dans le milieu du handball ?
Oui exactement mais pas que, je suis restée bénévole dans un premier temps au LH en tant que Coach d'équipes de garçons. Aujourd'hui à la JA Isle et également au Comité de Haute Vienne, je m'occupe de la Communication avec mes photos et de la gestion des sites web. Je fais également la table de marque pour l'équipe masculine senior de la JA Isle. Le handball fait partie de ma vie, je ne l'ai jamais quitté.
Et Hanshoot pour toi, ça représente quoi ?
C'est la famille ! Avec Gégé notre papa ! C'est un truc de fou, on se se prend pas la tête. Que du plaisir et de belles rencontres. J'ai changé mon regard sur les bordelais, certains sont tout de même sympas (rires). Handshoot nous permet d'avoir des accréditations pour assister aux matchs : Le Limoges Handball joue bien le jeu, c'est sympa d'aller assister à des matchs de haut niveau ! Ce que j'aimerais, c'est que tout le monde ait la même reconnaissance. Certains se servent de nos photos sans autorisation et sans même un mot de remerciement. Des clubs sont même réduits à ne pas vouloir me recevoir car je suis une ancienne de l'ASPTT, cela ne correspond pas à l'idée que je me fais du handball. Heureusement, c'est une toute petite minorité.
Handshoot est également présent au Pays Basque en la personne de Philippe Urbist.
Philippe Urbist Bio Express : d'Urrugne, 54 ans, club de coeur : Urrunarrak HB
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Parfait équilibre de Philippe Urbist
Philippe comment es-tu arrivé dans la Team Handshoot ?
A la base, je suis plutôt un footeux, mon fils a pour sa part choisi le handball et c'est comme ça que j'ai poussé la porte du gymnase. J'ai vu des sourires, des enfants qui s'éclataient. Comme personne, ne faisait de photos, j'ai ressorti mon vieil appareil et je me suis remis au shooting, rien que pour le plaisir et les souvenirs. Quand j'ai vu mes photos sur le portable des parents, cela m'a donné envie de persévérer, je me suis simplement pris au jeu. J'ai renouvelé petit à petit mon matériel et j'ai commencé à suivre de plus en plus assidûment les licenciés du club, de l'école de handball jusqu'aux séniors. C'est ensuite, que j'ai vu qu'Handshoot recherchait des photographes dans le sud, ma femme m'a encouragé à postuler. J'ai fait la connaissance de Gérald qui est venu à ma rencontre sur un match de Côte Basque à Bayonne. Je lui ai adressé mes photos, nous avons échangé. Gérald m'a conseillé de recadrer mes photos et m'a invité de "faire parler" mes photos, de les rendre plus vivantes, de faire passer un message. Voilà, j'ai été accepté dans le groupe. Et j'apprécie vraiment car cela correspond à mes valeurs : bénévolat, absence d'obligation et pas de compétition entre nous. Rien que de l'échange et du conseil, je regarde ce que font les copains. C'est que du bonheur de se retrouver avec les amis d'Handshoot sur le Lacanau Beach Handball Xpereince. Aussi je me fais plaisir et je fais plaisir aux joueurs, aux coachs.
Le handball au pays basque entre pelote et rugby ça donne quoi ?
Le handball basque c'est comme le handball dans le reste de la France, ça devient cher et certains bénévoles voudraient être rémunérés ! Nous avons un beau réservoir de joueurs et joueuses mais à 18 ans, il y a peu de perspectives. Il est dommage que les dirigeants ne parviennent pas à s'entendre durablement pour un projet commun. A mon niveau, j'essaie de donner un peu de visibilité aux clubs. Le handball est un sport spectaculaire et joyeux. A la fin du match, le terrain reste accessible aux enfants qui veulent aller se défouler.
Je connais au moins deux photographes Handshoot qui portent le béret basque, est-ce que le béret est obligatoire pour intégrer la team ?
Non pas du tout d'ailleurs moi c'est la casquette ! Il n'y avait plus de béret disponible quand je suis arrivé. Un jour, je suivais un trail très reconnu ici et je me suis fait gentiment interpellé car je portais la casquette et le tee-shirt handshoot : " vous êtes plutôt dans les gymnases vous d'habitude ! ". Par contre, Christophe, pour ton info le béret est béarnais et pas basque.
L'association se complète d'autres membres qui ne sont photographes :
Benoît Faligot Bio Express : de Lormont, 47 ans, clubs de coeur : Artigues
Benoit comment as-tu rejoint Handshoot ?
C'est avant tout une histoire de copains. J'ai rencontré Yannick et Gégé sur Artigues, il y a 14 ans. Nous avions des passions communes, le handball et la photo. Je suis graphiste et directeur artistique, je ne fais pas de photos sportives malgré l'insistance de Gérald, j'ai décliné à plusieurs reprises pour des contraintes de disponibilité... je n'aime pas faire les choses à moitié. Mon métier, c'est la photo d'observation (street, ambiance, packshot). Mon premier job au niveau d'Handshoot a été de proposer à l'équipe un nouveau logo pour nos post et nos tee-shirts. Je gère également la com sur les réseaux sociaux qui reste limitée pour le moment avec les " marronniers " : début de saison, voeux... Pour les 10 ans, il faudrait marquer le coup. Par contre je suis souvent sur les bords de terrain, à Lormont notamment comme spectateur et puis j'assistais Yannick sur le banc d'Artigues, club dont je suis également membre du Bureau.
Peux-tu nous en dire plus sur le logo ?
L'idée c'était de créer une marque. Initialement en 2018, le logo comportait des couleurs fluo, du vert et de l'orange. Mon idée a été de faire émerger la convergence entre le handball et la photo avec les formes arrondies du ballon et du diaphragme de l'objectif. Il fallait ajouter le concept d'union et de collaboration avec les OO qui se confondent. Le tout devait être compact et visible... Ma proposition a été bien accueillie par l'ensemble du groupe.
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L'évolution des visuels Handshoot : les premières années (depuis 2016)
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Logo 2020 (actuel)
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Logos anniversaires 10 ans (déjà)
Marion Fort Bio Express : de Martignas sur Jalle, 38 ans, clubs de coeur : le Haillan
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Marion
Marion, tu es la Secrétaire d'Handshoot, sans être photographe, comment t'es tu retrouvée là ?
J'ai toujours baigné dans le milieu du handball. Je viens du pays basque, mon père présidait le club de Cambo, c'est là que j'ai touché mes premiers ballons. J'ai été présidente du club du Haillan pendant une dizaine d'année, j'ai coaché à Martignas en Jalle. Aujourd'hui, je suis à la Ligue de Nouvelle Aquitaine et je m'occupe de développer toutes les pratiques ; le babyhand, le beach, le hand à 4, le hand'Ensemble... Gérald, je le connais d'Artigues.... tout ce qu'il fait... c'est une personne en or... alors je lui ai dit qu'il pourrait toujours compter sur moi.
Comment définis-tu ton rôle ?
Mon rôle reste réduit... nous restons une très jeune association sur le plan juridique. Je conseille sur les équipements. C'est une équipe de photographes avec de belles valeurs, présente sur toute la Nouvelle Aquitaine. J'essaie de promouvoir Handshoot auprès de la Ligue, convaincre de l'intérêt à un partenariat officiel. Je peux t'assurer que beaucoup de Ligues nous envient de disposer d'une telle arme de promotion de notre sport. Ils font un job de dingues ! Ils donnent de la visibilité au clubs et aux joueurs, du plus petit niveau jusqu'aux pros... Il est fréquent que les licenciés utilisent les photos d'Handshoot pour illustrer leur profil sur les réseaux ou leurs divers fonds d'écran. J'espère les retrouver cette année à Lacanau, j'ai manqué les deux derniers évènements.
Et Le mot de la fin pour Gérald :
Les objectifs et valeurs : prendre du plaisir en tant que photographe, faire plaisir aux joueurs et aux clubs, les mettre en avant, leur donner de la visibilité. Je regrette de ne pas disposer de photos de moi quand j'étais joueur... alors je me suis trouvé cette vocation pour les autres. Ensuite, concernant notre façon de fonctionner : chacun est libre de choisir ses matchs et il n'y a pas d'obligation de mobiliser tel ou tel week-end pour enrichir un album. Nous pouvons suivre des matchs pros, des matchs de niveau département, on prend le même plaisir. On s'amuse même à changer occasionnellement d'univers : Bernard couvre des matchs de rugby, Régis des courses de chiens de traîneaux, Philippe lui est également amateur de pelote basque. Moi, je me suis essayé à la boxe, au basket (équipe de France féminine) et très récemment à une course de karting. Nous sommes prêts à répondre à une demande spécifique. Nous sommes très ouverts.
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Photo de Gérald sur une compétition du jeune espoir Illan Cassagne
Concernant l'avenir, Le futur : si un jour, un nouveau membre postule sur la Nouvelle Aquitaine, c'est tous ensemble qu'on regardera le travail et c'est ensemble que nous validerons son intégration au groupe. C'est pas le Président qui décidera. On essaie de se voir tous ensemble quelques fois dans l'année... le Lacanau Beach Handball Xperience, c'est un super moment pour se faire un bon repas. Cela fait maintenant 10 ans que l'on sévit même si l'association en tant que telle n'a été enregistrée qu'en 2024. On avance...
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L'équipe Handshoot presque au complet au Lacanau Beach Handball Xperience
Un grand merci à l'ensemble des handshooteurs pour leur disponibilité et surtout leur confiance !
Et puis très bon anniversaire handshoot !
Propos recueillis par Christophe D.